La Grande Traversée du Massif-Central en VTT -GTMC-

 

7ème Etape

Mercredi 8 juin

Bedoues (48400) à Gatuzières (48150)

8h00 à 18h30 – 82km (56km prévus)

 

 

 

 

 

Nous avons dormi comme des sonnailles (dixit Régis) ! Nous descendons sur les freins dans la fraîcheur du matin. On s’écarte de la route principale en passant un pont en sortie de Bédoues et cheminons sous les châtaigniers.

Nous faisons un crochet par Florac pour trouver une pharmacie. Régis est bien pris. Michel rachète des barres. Je prends des nouvelles de la maison. Mon père est fatigué. Mais ma mère ne m’alarme pas. Nous passons Ispagnac, puis le pont à l’entrée de Quézac. Nous laissons derrière nous Montbrun et Blajoux qui lui fait face sur la rive opposée.

Nous avons prévu de nous ravitailler à Castelbouc, sur le sentier de la vallée du Tarn, qui suit la rivière au plus près.

Ce qui n’était pas prévu, à l’étude de la carte, c’est que le relief, fait de courtes bosses et de passages techniques en descente ou en montée est très usant, passé le Pontet. La mauvaise surprise de ne pas pouvoir se ravitailler à Castelbouc, remet une couche.

Nous prenons la digue pour aller  à Prades en traversant, mais nous ne trouvons pas de boulangerie ou d’épicerie. Nous repassons le Tarn et j’accélère pour essayer d’arriver avant 12h30 à Ste Enimie.

Régis, fatigué s’énerve et voudrait passer par la route à la faveur d’un pont, moi je préfèrerais rester sur le sentier. Pas de problème, je leur dis que nous n’avons qu’à nous retrouver à Ste Enimie. Que le ou les premiers arrivés repèrent une boulangerie et un restau. Je pars à bloc dans le sentier dans un gros « contre la montre ». J’arrive au village, plusieurs restaus doivent servir sans problème, la boulangerie et l’épicerie proche sont encore ouvertes.

Etonnement quand je vois arriver Michel et Régis par le sentier. Ils n’ont finalement pas pris la route. Régis pète les plombs en arrivant sur la place et jette son vélo par terre dans un mouvement d’humeur. Ambiance.  Comme dans ce genre de situation, mieux vaut ne pas ouvrir la discussion pour ne pas déraper, avec Michel nous allons faire les courses. Nous rangeons le ravito dans les sacs, et allons faire le plein d’eau à un robinet au bord de la promenade en rive du Tarn. Régis s’est calmé.

Faut maintenant sortir de la vallée pour monter sur le plateau jusqu’au Col de Coperlac, environ 9km et 450m de dénivelé. Un bon 5% qui va faire mal aux pattes. Au col, on trouve un cagnard au carrefour. Bon coin pour déjeuner. Environ 13h00.

Une fois atteint Mas St Chély, pause café. 14h50. Traverser le plateau est une simple formalité.

Après Le Buffre, belles ruines à Le Villaret et il semblerait qu’il y ait une piste d’atterrissage à Nivoliers. Rien d’étonnant finalement avec ces deux planeurs qui cherchent des ascendances. 

Sortie de Nivoliers nous prenons tout droit une piste qui monte dans la garrigue, mais pas de barrière du parc à chevaux que nous devrions franchir. On sort les cartes et le topo-guide. Repérage des vallons et collines.

Nous sommes partis trop à gauche et nous avons manqué un sentier dont le départ, au bas de la piste, devait être masqué. Le plus simple serait de descendre en coupant dans la pente du valat de Bioulène. Michel n’est pas trop chaud en raison des vipères possibles et des artichauts sauvages bien épineux, que nos tubeless n’apprécieraient pas.

Malgré tout, à l’idée de descendre la piste que l’on vient de grimper et de remonter tout le fond du vallon, la coupe devient une solution adaptée. On passe à pied en zigzagant entre les roches et les épines en scrutant bien le sol. Nous revoilà sur le GR60. A pied ou sur le vélo, nous arrivons enfin devant cette barrière.

Dans un court mais pentu passage en forêt nous prenons la piste à gauche comme prévu sur le plan, nous traversons une clairière en direction Sud – Sud-Est. Me semble qu’on s’est encore planté. Ce que nous avons pris pour le bon carrefour et la bonne piste n’est en fait q’un dégagement à la lame pour l’enfouissement d’un conduite d’eau que nous devinerons plus loin à la borne incendie en bordure de clairière.

En longeant le bois nous devrions recouper une piste qui rejoint le bon carrefour. Plus loin nous devrions passer au travers d’une coupe blanche. Effectivement, nous avons retrouvé le bon chemin pour aller en direction du chaos de Nîmes le Vieux.

Dommage qu’il soit si tard et que Michel et Régis soient fatigués. J’aurais bien fait un crochet pour aller voir le chaos entre Gally et l’Hom. Donc, route directe sur le GR60.

En passant au carrefour de l’Hom, je note qu’il y a un gîte. Nous voilà au Col de Perjuret. Le parcours continue en face. Mais nous, nous devons descendre jusqu’à Gatuzières. 300m de dénivelé négatif sur route ce soir, mais 300m en positif demain après le p’tit-dèj … Moins drôle !

 

Etape très difficile. Sentier de la vallée usant : beaucoup de descentes et remontées sur le vélo (fatigant avec le surpoids du sac à dos), passages à pieds en descente et en poussage.

Gros dénivelé entre Ste Enimie, Col de Coperlac jusqu’à Mas St Chély. Dernière partie roulante.