MV - Traversée du Massif des Vosges
Mardi 17 juin
7ème Etape: AUBURE – LE GASCHNEY
56km prévus
7h15, on descend prendre un copieux déjeuner. Aubure est dans les nuages. Je vais démarrer avec les sur-chaussures pour me garder les petons au chaud.
7h43, nous sommes devant la fontaine à faire les pleins d’eau. Michel revient de la petite épicerie avec le ravito. Poncho ou coupe-vent, coupe-vent ou poncho ??? Valse hésitation … On démarre avec les coupe-vent, sous une petite brouillasse, pour s’arrêter 500m plus loin, passer les ponchos à l’abri d’une pluie battante, sous des auvents de garage.(carte)
Direction col de Fréland sur 1.5km de route, qu’on quitte pour prendre la seconde piste à droite, au dessus de la Haute-Halle, tranquille sur le 22x30 pour ne pas transpirer. On continue cote 1004, et à 8h53, 6.1km, cote 1096 au carrefour, à hauteur de Rehberg, il semblerait qu’on en ait fini avec la bosse.
9h06, 8.5km, on arrive à l’abri de la cote 1077 (carte), sous le Grand Brézouard. On suit peinard des courbes de niveau en légère descente maintenant.
Dans un coude à gauche, sous Breka, nous laissons vers la droite, le départ goudron qui conduit au refuge Le Haïcot que nous apercevons ...
Col de Baguenelles, 9h25, 11.9km, on est dans une sacrée purée de pois. Il ne pleut plus mais on se trempe !!!
9h34, 13.9km, la petite route goudronnée (encore piste sur la carte) passe devant le Refuge Renaud Rausch dans une lumière sépulcrale. Dracula es-tu là ??? On quitte le bitume pour une piste.
9h42, 14.5km, vue vers la vallée et le Bonhomme, à hauteur de Rond Gazon.
On retrouve une petite route dans un 180° à droite par un méchant coup de cul (22x34) jusqu’à la chapelle Ste Claire, pour continuer en montée vers la maison forestière du Général Bataille sur un goudron maintenant bien dégradé, puis sur une piste sablonneuse. (carte)
10h10, 18.2km, on débouche Col du Bonhomme. La pluie s’est arrêtée, mais nous gardons les ponchos.
Un petit gauche/droite sur la RN, un bout de route des Crêtes, puis sur la droite, un sentier très raide. Je dégage les couvre-chaussures pour un court poussage. On grimpe à la cote 980 pour finir par la bosse 1007, « gauche à fond les manettes » dans un sentier très technique qui passe au dessus de la piste des Crêtes ... Pfiiiit !!!! Bonjour la suée !!!
10h38, 20.7km, on retombe sur la D148 à la cote 990. On vient de se taper un joli passage bien tourmenté. On plonge à gauche sous la D148.
10h45, 22km, on arrive en descente sur un carrefour de pistes (927m) : à droite ça remonte vers le col du Louschbach, à gauche en descente ça file vers le Bonhomme et l’étang du Vallon. On enquille tout droit « col du Calvaire 50’ », la Mase de Montjoie Haut de La Chaume Jean-Claude, « faaacile » … jusqu’à un coude à droite, 11h05, 23.7km, pour un terrific passage au-dessus de La Mase.
On récupère sur deux bornes dans le chemin des Italiens puis on s’en remet une couche pour passer au dessus de Tinfronce et rejoindre le Col du Calvaire (1144m).
ça continue de brouillasser, et la gestion de la sueur est très difficile avec ces coups de cul. Merci le maillot Lifa qui me permet de ne pas exploser dans les bosses ni geler dans les descentes (11°).
Col du Calvaire, 11h44, 27.9km, on arrive sur la D48II. On reprend aussitôt sur la gauche une piste qui nous amène sur un bâtiment vers le Centre école de Ski. On vendange un peu en prenant un cul de sac vers une maison. Difficile de se repérer dans cette purée de pois. Le GPS nous recale dans le droit chemin qui monte au dessus de la maison. 12h03, 30.1km. (carte)
La piste surplombe le lac et la départementale, mais on n'y voit goutte !!! Descente pour raccorder une piste et remonter vers le lac..../...
Clic sur liens pour ouvrir les pages photos
... suiteNous voilà au Lac Blanc. Mais on ne voit pas bien loin !
On repart pour le lac Noir. Bout de route en descente, piste à droite puis zone d’herbes hautes, sentier très trialisant dans la boucle sous Cornélius, on retrouve la D48III en descente vers le Lac Noir. Malgré les sur-chaussures, j’ai les pieds trempés (les semelles des chaussures se sont décollée autour des cales, occasionnant des entrées d’eau) et je commence à sentir le froid me gagner. La température a baissé, 10°, 12h35, 35km.
Courte montée après le Lac Noir pour aller jusqu’au refuge. Ensuite piste à niveau et à droite au carrefour (carte) les Hautes Huttes (12h56, 37,1km) pour la descente (sic !) vers la forêt sous Schallenmunk. J’ai changé la batterie du GPS à l’abri du restaurant près du Lac Noir.
Pause casse-croûte à l’orée de la forêt, à l’abri des premiers arbres. On mange vite fait sans lever les ponchos. Je mange debout en piétinant pour ne pas me faire prendre par le froid.
Un surprenant méchant mal de dent sur une incisive m’empêche de croquer. J’ai mangé en déchirant des morceaux de pain et de jambon. C’est Michel qui a hérité de la pomme dans laquelle je ne peux planter mes ratounes.
13h33, nous repartons. Commentaires de départ la bouche encore pleine.
Jolie descente technique qui débouche sur une piste à Grossrunz, je remets la capuche du poncho sous le casque car il pleut fort de nouveau.
14h11, 42.8km, on arrive sur le lac Vert après une belle grimpette en forêt qui a le mérite de nous avoir réchauffé.
Belle vue sur la murette bordant le lac … L’est où le lac ???
46.2km, 14h38, nous quittons la petite route qui remonte du lac Vert pour prendre à droite, en contournant le ballon de Kerbholzk, la piste vallonnée en direction du refuge Sarrois.
Courte descente sur Schupfermaettle, bout de piste plate, et nouvelle coupe pentue sur la droite qui se prolonge par un large chemin rapidement dévalé sous Escheron (14h49, 48.2km) jusqu’à la D417.
Descente à gauche sur 600m, puis piste à droite. (carte)
On passe au dessus du centre de vacances Les Sources vers Erdbruch, 15h05, 52km. Toujours de la flotte. J’ai la cafetière qui bout sous la toile du poncho.
Après quelques boucles en descente sous Schluchtmatt, on arrive à un autre carrefour passé le ruisseau Schluchtrunz, 15h29, 54.8km. Nous attaquons la montée finale vers le Gaschney. Je n’y tiens plus, malgré la pluie fine, je fais péter le poncho. Belle cascade qu’enjambe un pont de bois. La montée se fait plus douce.
16h08, 57.8km, on débouche sur une esplanade, on se trouve à … putain de buée sur les lunettes … putain d’humidité … je ne vois plus rien … Altitude 934m. Bon, faut prendre à gauche pour aller à la station. Dernier coude à droite, dernier bout droit. Un 4x4 vient à notre rencontre. C’est l’hôtelier qui descendait nous chercher. Nous sommes dans le créneau horaire d’arrivée que nous lui avons donné par téléphone. Plutôt que de redescendre à l’esplanade, pour remonter par la piste jusqu’au restaurant, nous continuons vers la station jusqu’à sa maison, où nous parquons les vélos dans son garage.
16h36, on attaque pédibus le sentier qui grimpe au chalet restaurant.
Une éclaircie de soleil, sous une dernière rincette. Samouraï m’abrite sous un pan de son poncho.
On quitte nos chaussures crottées sur la terrasse. Je vais frotter mes pompes dans l’herbe et rincer les surchaussures dans l’abreuvoir sur le pré. Je rince aussi le sac de protection des chaussures emportées sur le porte bagage.
Belle vue sur la station et les monts embrumés. Belle salle de resto, chambres sympas.Dommage, une étape avec de superbes points de vue …
Mais on n’a rien vu !!!
59.8km, 8h37’, 6.9km/h de moyenne.Quelques raidars, mais tempo facile dans les longues montées